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Tudigo en liquidation judiciaire : ce que les investisseurs doivent décider maintenant

CrowdPickr · 2026-10 · 15 min de lecture
Tudigo en liquidation judiciaire : ce que les investisseurs doivent décider maintenant

Selon la presse, le tribunal de commerce de Bordeaux a prononcé le 12 octobre 2026 la liquidation judiciaire de Tudigo, après avoir écarté toutes les offres de reprise, y compris celle de Blast qui proposait de gérer gratuitement les véhicules d'investissement[4][5][6][7]. Pour les investisseurs, la réponse courte est la suivante : vos titres ne disparaissent pas avec la plateforme, mais leur gestion devient payante, et c'est à vous de décider, véhicule par véhicule et emprunt par emprunt, si ce coût vaut la peine d'être engagé. Pour les obligataires, une échéance tombe dès le 29 octobre[4][6].

Le 21 septembre, dans notre article sur le redressement judiciaire de Tudigo, nous décrivions trois issues possibles, dont une liquidation suivie d'une reprise de la gestion par des prestataires extérieurs. C'est ce scénario qui s'est réalisé. Le plan de continuité, dont la liste de déclencheurs retient la liquidation judiciaire mais pas le redressement[10], entre désormais en jeu[3], et les investisseurs doivent décider s'ils financent un dispositif dont la grille tarifaire est connue[4][9]. Cet article fait le point sur ce qui a été décidé, sur ce que vous détenez réellement, sur ce que coûte le plan et sur ce qu'il est raisonnable de faire maintenant.

Ce qui a été décidé, et ce qui reste inconnu

Tudigo SAS, immatriculée au RCS de Bordeaux sous le numéro 788 438 406, a été placée en redressement judiciaire par jugement du 5 août 2026, avec une date de cessation des paiements fixée au 31 juillet 2026[1][8]. L'administrateur désigné est la Selarl FHBX, et le mandataire judiciaire la Selarl Laura Lafon, à Bordeaux[1]. Un article de la presse juridique locale situe le début du redressement en septembre[3] : c'est inexact, l'avis publié au BODACC fait foi[1].

Date Événement
31 juillet 2026 Date de cessation des paiements retenue[1]
5 août 2026 Jugement d'ouverture du redressement judiciaire, tribunal de commerce de Bordeaux[1][6]
7 août 2026 Version du plan de continuité de Tudigo analysée par le cabinet Kohen Avocats[10]
16 août 2026 Publication de l'avis au BODACC, point de départ du délai de deux mois pour déclarer les créances[1]
14 septembre 2026 Date limite pour trouver un repreneur, selon MoneyVox/AFP[8]
30 septembre 2026 Examen des offres par le tribunal[8]
11 octobre 2026 Clôture du vote des obligataires sur le plan de continuité, résultat non public[4][6]
12 octobre 2026 Liquidation judiciaire prononcée, toutes les offres écartées, selon la presse[4][6][7]
16 octobre 2026 Fin du délai de déclaration des créances, selon le calcul de Kohen Avocats (16 décembre pour les créanciers établis hors de France métropolitaine)[9]
20 octobre 2026 Le jugement de liquidation n'apparaît toujours pas au BODACC[1]
29 octobre 2026 Date limite pour que des obligataires volontaires avancent 7 300 € de frais, condition du démarrage du plan côté obligations[4][6]

Trois offres, toutes rejetées

Le tribunal a été saisi de trois offres, dont celle de Blast, le club d'investissement d'Anthony Bourbon, et celle d'Overlord Group[3]. Aqui.media cite aussi Magellim, maison mère de la plateforme Baltis, parmi les candidats[4], et Zero Bullshit mentionne également Baltis et Magellim[5]. Toutes les offres ont été écartées[4][6][7], Échos Judiciaires les qualifiant d'« insuffisantes »[3].

Aqui.media présente l'offre de Blast comme « la plus construite »[4]. D'après Zero Bullshit, elle comprenait un prix de 100 000 €, la reprise de 5 salariés sur 24 et l'engagement de 1,39 M€ de fonds propres pour gérer gratuitement les 116 véhicules[5]. Aqui.media ajoute que Blast disposait de l'accord de Lemonway et d'un courrier favorable de l'AMF[4]. Le tribunal a toutefois jugé le prix trop bas[5] : selon Le Brief Patrimonial, il lui a opposé les 4,5 M€ de dettes de Tudigo[6], et selon Zero Bullshit il a aussi mis en balance ces 100 000 € avec l'EBITDA d'environ 1 M€ que Blast anticipait sur trois ans[5].

Une précaution de lecture : Aqui.media, que nous citons souvent dans cet article, indique lui-même que l'actionnaire majoritaire de sa société éditrice, sans rôle rédactionnel, est en contentieux avec Tudigo[4]. Nous n'utilisons ses chiffres que comme ceux d'un média, attribués comme tels.

Le montant exact du passif varie selon les sources. Échos Judiciaires, citant Les Echos, évoque 4,6 M€ déclarés, plus 2 M€ de créances supplémentaires annoncées par le mandataire à l'audience[3]. Aqui.media donne une fourchette de 3,5 à 4,5 M€[4]. Le même média rapporte un chiffre d'affaires passé de 6,82 M€ en 2024 à 4,08 M€ en 2025[4]. Sur les causes de l'échec, la seule explication publiée est celle d'Échos Judiciaires : « Le conflit entre associés et les difficultés économiques auront eu raison d'elle »[3]. Nous n'avons pas de source primaire sur ce point et n'attribuons de responsabilité à personne.

Alexandre Laing, cofondateur de Tudigo, qui indique avoir démissionné de toutes ses fonctions le 30 novembre 2025 et ne plus être actionnaire depuis le 6 janvier 2026, cite sur son site personnel « une incertitude sur l'obtention rapide de l'autorisation de l'AMF » parmi les raisons du rejet de l'offre favorite[11]. Il s'agit d'une partie intéressée, qui précise que les chiffres de presse qu'elle reprend n'ont pas été vérifiés et qu'elle n'a pas accès au dossier de la procédure[11].

Ce que l'on ne sait pas encore

  • Le jugement n'est pas publié au BODACC. Au 20 octobre 2026, le dernier avis concernant Tudigo reste celui du 16 août[1]. La date du 12 octobre repose donc sur la presse, sans confirmation primaire. Nous ne savons pas non plus s'il s'agit d'une liquidation ordinaire ou simplifiée, ni si un maintien temporaire d'activité a été accordé.
  • Le liquidateur n'est pas identifié officiellement. TourMaG mentionne son existence sans le nommer[7]. Le cabinet Kohen relevait le 14 octobre que son identité n'était confirmée par aucune source officielle, tout en estimant que ce rôle devrait revenir à la Selarl Laura Lafon[9].
  • Le résultat du vote des obligataires n'est pas public. Le plan de continuité leur était soumis jusqu'au 11 octobre[4][6].
  • Le statut AMF est inchangé à ce jour. Tudigo détient l'agrément de prestataire de services de financement participatif FP-2023-39 du 24 novembre 2023, pour les actions et les obligations, sans passeport européen[2]. La fiche de la liste blanche de l'AMF ne mentionne ni retrait ni suspension, mais elle est datée du 5 mars 2026, avant l'ouverture de la procédure[2]. Nous n'avons trouvé aucune déclaration de l'AMF sur le dossier.

Votre position selon ce que vous détenez

La liquidation frappe Tudigo SAS, la société qui exploitait la plateforme. Elle ne frappe pas, en elle-même, les sociétés dans lesquelles vous avez investi. Selon Aqui.media, « 116 véhicules d'investissement survivent à la liquidation de Tudigo »[4]. TourMaG parle, lui, de « 116 véhicules d'investissement laissés sans pilote », dont celui qui réunit les investisseurs d'Evoluflor[7]. Le cabinet Kohen compte pour sa part 160 sociétés TUDI HOLDING SAS, numérotées jusqu'à 178[9]. L'écart peut tenir à la différence entre véhicules actifs et ensemble des entités, y compris dissoutes, mais nous n'avons pas pu le vérifier.

Ce que vous détenez Ce que devient votre position Qui la gère
Actions via une TUDI HOLDING Le véhicule survit[4]. Vous n'êtes pas créancier de Tudigo[5]. Une éventuelle créance sur Tudigo appartient à la holding, pas à vous[11]. 1563 proposée comme représentant légal, sous réserve de l'accord des associés[9]
Obligations Vous restez créancier de la société émettrice, pas de Tudigo[9][11]. Covalt proposé comme représentant de la masse[6][9], 1563 pour le recouvrement[6]
Liquidités en attente Cantonnées sur des comptes ségrégués chez Lemonway, et non sur les comptes de Tudigo[8][9]. Retrait via l'espace Run Off de Capsens[9], sous le contrôle des organes de la procédure[8][9]
Actions Tudigo SAS Perdues, selon Aqui.media[4]. Sans objet

Sur les fonds, une précision s'impose. TourMaG évoque des fonds en attente et des remboursements « conservés sur les comptes Tudigo », qui « auraient été mis en sécurité »[7]. Tudigo avait au contraire indiqué, dès août, que les fonds des investisseurs se trouvent sur des comptes ségrégués, ceux des véhicules ou chez Lemonway, et ne transitent pas par ses propres comptes, tout versement exigeant l'accord préalable de l'administrateur[8]. Aqui.media et le cabinet Kohen vont dans le même sens[4][9]. Nous retenons la déclaration de Tudigo et considérons la formule de TourMaG comme approximative.

Le cas le plus dur est celui des quelque 700 actionnaires directs de Tudigo SAS, qui avaient apporté près de 3 M€ en 2022 et 2023[4]. Selon Le Brief Patrimonial, le cofondateur et président Stéphane Vromman les avait prévenus avant le jugement qu'ils « ne pouvaient rien en espérer »[6]. Au total, Tudigo revendiquait environ 215 M€ levés auprès de 26 000 investisseurs[3][4][7].

Le plan de continuité : qui, combien, et peut-on refuser ?

Le règlement européen ECSPR impose aux plateformes agréées de décrire leur plan de continuité (article 12), dont le contenu minimal est précisé par le règlement délégué (UE) 2022/2116, selon l'analyse du cabinet Kohen[10]. Le même cabinet relève que, parmi les procédures collectives, le plan de Tudigo ne retient comme déclencheur que la liquidation judiciaire, ce qui explique qu'il n'entre en jeu que maintenant, et que les prestataires interviennent « à l'exclusion de toute garantie de remboursement »[10].

Trois acteurs se partagent le rôle :

  • Capsens assure « la continuité technique des portefeuilles »[3] et la gestion technique et administrative des flux[10]. Elle ouvre à chaque investisseur un espace sur sa plateforme technique Run Off pour consulter son porte-monnaie électronique Lemonway[9][10].
  • 1563, société de recouvrement, prendrait en charge le recouvrement amiable et judiciaire[10] et serait proposée comme représentant légal de chaque véhicule[9].
  • Covalt remplacerait Tudigo comme représentant des masses d'obligataires[6][9].

La grille tarifaire

Poste Montant Bénéficiaire
Présidence d'un véhicule TUDI HOLDING 8 400 € TTC par an et par véhicule, par année commencée[4][9] 1563[9]
Emprunt obligataire qui rembourse normalement 12 000 € TTC par an et par emprunt[4] Covalt et 1563[4]
Emprunt obligataire en défaut 19 200 € par an et par emprunt[4] Prestataires du plan
Sommes reversées aux investisseurs 1,8 % TTC[4][9] Capsens
Sommes collectées auprès des investisseurs 2 % TTC, pour financer 1563 et Covalt[9] Capsens

Le forfait obligataire de 12 000 € recoupe la grille présentée au conditionnel par le cabinet Kohen : 6 000 € HT par an et par emprunt pour le recouvrement, et 2 000 € HT par semestre commencé pour le représentant de la masse[10]. Avec une TVA à 20 %, cela fait 7 200 € plus 4 800 €, soit 12 000 € TTC par an (notre calcul). À titre de comparaison, Aqui.media rapporte que la fintech Aircap proposait, après négociation avec l'administrateur judiciaire, 4 800 € TTC par an et par emprunt, sain ou en défaut[4].

Une confusion circule, et il faut la lever. Les 8 400 € ne sont pas dus par chaque investisseur. Comme l'écrit Alexandre Laing, « Ces frais sont dus par le véhicule, pour l'ensemble de ses associés, pas par associé »[11]. Ils vont à 1563, et non à Capsens[9]. En multipliant ce tarif par les 116 véhicules, Aqui.media arrive à environ 975 000 € par an[4] : c'est son propre calcul, pas un chiffre publié par les prestataires. Pour les obligations, Laing cite, d'après Les Echos, le précédent Koregraf, où le représentant de la masse désigné a facturé de l'ordre de 20 000 à 24 000 € sur la durée d'un emprunt sain[11].

Pourquoi les petits véhicules sont les plus exposés

Le tarif est forfaitaire, donc son poids dépend entièrement de la taille du véhicule. Faisons un calcul illustratif, qui n'est pas tiré d'un cas réel. Pour un véhicule détenant 100 000 € de titres d'une start-up, 8 400 € par an représentent 8,4 % de la valeur investie, chaque année. Sur trois ans d'attente d'une sortie, cela ferait 25,2 %, soit plus du quart de la mise initiale. Pour un véhicule de 1 M€, le même forfait pèse 0,84 % par an. Et si la start-up a cessé son activité, chaque année de présidence payée réduit simplement ce qui reste à distribuer.

Peut-on refuser ?

Oui. Selon Aqui.media, « rien n'oblige à l'approuver »[4]. Le plan est soumis au vote. Sans payeur ni volontaire, la présidence du véhicule devient vacante au terme d'un préavis de trois mois. Les associés peuvent alors désigner l'un d'entre eux, mandater un autre prestataire, ou demander au juge des référés la nomination d'un mandataire ad hoc[4]. Nous ne savons pas si ce délai de trois mois découle de la loi ou des seuls termes du plan. Nous n'avons trouvé aucun calendrier public des votes au niveau des véhicules.

Pour les obligations, le plan était soumis au vote des obligataires jusqu'au 11 octobre, et son résultat n'est pas public[4][6]. Selon Le Brief Patrimonial, s'ils l'ont rejeté, les obligataires éliront comme représentant de la masse l'un des leurs ou un autre prestataire[6]. Surtout, le plan ne démarre que si des obligataires volontaires avancent 7 300 € de frais de prise en charge d'ici au 29 octobre ; ces avances sont rémunérées 15 % par an et remboursées en priorité[4][6]. Les sources ne précisent pas si ce montant s'entend par emprunt ou au total. Nous avions détaillé le rôle des masses dans notre article sur les faillites de plateformes et la déclaration de créance.

Que faire maintenant, concrètement

  • Connectez-vous à l'espace Run Off de Capsens et vérifiez le solde de votre porte-monnaie Lemonway[9][10]. Si des liquidités y attendent, demandez leur retrait vers votre compte bancaire[9], en sachant que les organes de la liquidation contrôlent désormais les actes de la plateforme[9] et que, pendant le redressement, tout reversement exigeait l'accord de l'administrateur[8].
  • Archivez tout : bulletins de souscription, statuts des TUDI HOLDING, contrats d'émission obligataire, relevés de positions et échanges avec la plateforme. Ces pièces vous serviront pour voter, pour une éventuelle action et pour votre déclaration fiscale.
  • Obligataires, décidez avant le 29 octobre si vous participez à l'avance de frais dont dépend le démarrage du plan[4][6]. L'avance est rémunérée 15 % par an et remboursée en priorité[4][6], mais les sources ne disent pas ce qu'il advient si les sommes recouvrées sont insuffisantes. Pour un emprunt sain, elle peut se justifier ; pour un emprunt déjà en défaut, comparez-la aux 19 200 € annuels qui suivront[4].
  • Associés d'une TUDI HOLDING, décidez véhicule par véhicule, en comparant le forfait annuel à ce que vous pouvez raisonnablement espérer récupérer. Pour une start-up disparue, payer 8 400 € par an peut détruire de la valeur. Pour une société en bonne santé, candidate à une cession, la gestion professionnelle peut se justifier.
  • Coordonnez-vous avec les autres associés. Dans un véhicule où un investisseur compétent accepte la présidence, l'alternative prévue par le plan devient réaliste[4].
  • Si vous êtes créancier direct de Tudigo, le délai de déclaration calculé par le cabinet Kohen a expiré le 16 octobre 2026, ou expirera le 16 décembre si vous êtes établi hors de France métropolitaine[9]. Selon ce cabinet, une déclaration faite pendant le redressement vaut pour la suite de la même procédure[9]. Si vous avez manqué l'échéance, un relevé de forclusion peut être envisageable : consultez un avocat ou contactez le mandataire judiciaire.

Pour un autre cas de gestion extinctive, celui d'une plateforme de prêt, notre article sur la fermeture d'October offre un point de comparaison utile.

Ce que nos données disent du risque plateforme

CrowdPickr n'a jamais suivi Tudigo : aucun de ses projets ne figure dans notre base. Nous pouvons en revanche mesurer, chez les plateformes que nous suivons, ce que vaut l'argument du plan de continuité.

Sur les 718 projets que nous avons notés, 613 (85 %) mentionnent un plan de continuité dans le critère de protection de l'investisseur, le plus souvent pour rappeler qu'il est obligatoire. C'est logique : pour une plateforme agréée ECSPR, le plan est imposé. Son existence ne distingue donc personne. Ce qui distingue, c'est de savoir qui l'exécuterait et à quel prix. Or seuls 40 projets nomment le prestataire, Capsens dans tous les cas, sur trois plateformes, et aucun n'en documente le coût.

Plateforme Projets notés Capsens mentionnée Protection investisseur (sur 3) Santé financière (sur 4)
Bricks 47 34 1,79 2,30
Homunity 15 5 1,67 3,67
Lita 16 1 1,94 3,00

Pour les investisseurs de Bricks et de Homunity (voir notre avis Homunity), la grille de Tudigo donne un aperçu concret de ce que peut coûter une gestion extinctive confiée au même prestataire. Prudence toutefois : le tarif négocié par une autre plateforme avec Capsens peut être différent, et nous n'avons pas vu ces contrats. Une limite de méthode, aussi : ces chiffres sont des recherches par mots-clés dans les justifications rédigées par nos analystes, pas un champ structuré.

Le conseil pratique qui en découle vaut pour toutes les plateformes : demandez la grille tarifaire du plan de continuité, et pas seulement son existence. Notre guide pour lire un dossier de crowdlending indique où chercher cette information.

Le verdict CrowdPickr

Pas de panique, mais une décision à prendre véhicule par véhicule et emprunt par emprunt. Selon la presse, Tudigo a été liquidée le 12 octobre 2026 et aucune offre de reprise n'a été retenue, mais les véhicules TUDI HOLDING survivent et les obligataires restent créanciers des sociétés émettrices, pas de la plateforme. Les liquidités en attente sont cantonnées chez Lemonway : récupérez-les via l'espace Run Off. Le vrai sujet est le coût. La gestion proposée par Capsens, 1563 et Covalt est facultative, et son forfait de 8 400 € par an et par véhicule peut absorber l'essentiel de la valeur d'un petit véhicule ou d'une start-up en difficulté. Obligataires, la première échéance est le 29 octobre, date limite de l'avance de frais dont dépend le démarrage du plan. Décidez en comparant ces frais à la récupération réaliste, et coordonnez-vous avec les autres investisseurs. Le jugement n'étant pas encore publié au BODACC et le liquidateur pas encore identifié officiellement, surveillez les annonces officielles. Pour tous les autres investisseurs, la leçon est simple : un plan de continuité est une obligation réglementaire cochée, pas une protection, tant que vous ne savez pas qui l'exécute et à quel prix.

Sources

  1. Annonces commerciales, Tudigo, avis n°1894, BODACC / DILA, 16 août 2026.
  2. Liste blanche des PSFP : Tudigo, AMF, 5 mars 2026.
  3. Bordeaux : liquidation judiciaire prononcée pour Tudigo, Échos Judiciaires Girondins, 19 octobre 2026.
  4. Tudigo liquidée : le tribunal enterre l'offre gratuite de Blast, les épargnants lésés vont payer 2 fois, Aqui.media (Jacques Froissant), 15 octobre 2026.
  5. Tudigo liquidée : la reprise écartée, Zero Bullshit, 13 octobre 2026, mis à jour le 16 octobre 2026.
  6. Tudigo : le tribunal écarte Blast et liquide la plateforme, Le Brief Patrimonial, 13 octobre 2026, mis à jour le 16 octobre 2026.
  7. Liquidation de Tudigo : un coup dur pour le financement des start-up ?, TourMaG, 16 octobre 2026.
  8. Crowdfunding : la plateforme de financement participatif Tudigo placée en redressement judiciaire, MoneyVox (avec AFP), 17 août 2026.
  9. Tudigo en liquidation judiciaire : obligations, actions détenues via une TUDI HOLDING, fonds chez Lemonway et date limite du 16 octobre 2026, Cabinet Kohen Avocats (contenu de cabinet d'avocats, généré par IA selon le cabinet), 14 octobre 2026.
  10. Tudigo : si vous êtes consulté sur le plan de continuité de vos obligations, ce que la loi permet de prélever sur vos remboursements (2026), Cabinet Kohen Avocats (contenu de cabinet d'avocats), 2 octobre 2026.
  11. Tudigo en liquidation judiciaire : ce que cela change pour les investisseurs, Alexandre Laing, site personnel d'un cofondateur de Tudigo (partie intéressée), mis à jour le 14 octobre 2026.

Données CrowdPickr au 20 octobre 2026. Cet article est une analyse indépendante et ne constitue pas un conseil en investissement.

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