La Première Brique s'est imposée en cinq ans comme l'une des plateformes de crowdfunding immobilier les plus actives de France. Son ticket minimum d'un euro, une première sur le marché français quand elle l'a lancé en 2019, lui a permis de toucher une base d'investisseurs plus large que ses concurrents et de financer un volume de projets qui dépasse la centaine par an. Est-ce suffisant pour en faire une bonne plateforme ? Pas forcément. Volume et qualité ne vont pas toujours de pair.
Voici notre analyse indépendante, mise à jour pour 2026. CrowdPickr ne perçoit aucune rémunération de La Première Brique.
La Première Brique a été fondée en 2019 par Marion Blanc et Simon Erna. Leur pari initial était d'abaisser drastiquement la barrière à l'entrée du crowdfunding immobilier, alors dominé par des tickets minimaux de 1 000 euros. Le ticket à 1 euro a fait sensation et a permis à la plateforme de croître rapidement, notamment auprès de jeunes investisseurs découvrant le crowdlending.
En 2023, La Première Brique a obtenu son agrément PSFP auprès de l'AMF. Elle opère sous ce statut depuis lors, ce qui lui permet de proposer ses projets à l'ensemble des investisseurs européens.
La plateforme se concentre exclusivement sur le crowdfunding immobilier, pas d'equity, pas d'EnR, pas de PME. Cette spécialisation est un choix stratégique qui lui permet de concentrer ses ressources d'analyse et de suivi sur un seul segment.
| Dimension | Score /5 | Commentaire |
|---|---|---|
| A1, Réglementation | 5/5 | Agrément PSFP AMF en règle, conformité vérifiée |
| A2, Historique | 3/5 | 5 ans d'existence seulement, mais statistiques publiées et honnêtes |
| A3, Sélection des projets | 3/5 | Volume élevé de projets financés, la rigueur de sélection est plus difficile à maintenir |
| A4, Santé financière | 4/5 | Rentabilité confirmée, structure correctement capitalisée |
| A5, Investisseurs | 4/5 | Transparence sur le track record, reporting mensuel, communication proactive |
Voir la fiche complète La Première Brique sur CrowdPickr.
La Première Brique finance principalement deux types d'opérations :
Le rendement moyen affiché se situe entre 10 et 12 % par an, avec des durées généralement comprises entre 12 et 24 mois. Ces chiffres sont dans la norme haute du marché immobilier, cohérents avec le segment résidentiel en dehors des grandes métropoles.
La plateforme propose une nouveauté appréciable : le « cashback » en bons d'investissement sur certains projets, ainsi qu'un programme de parrainage. Ces mécanismes sont courants dans le secteur mais il convient de ne pas les confondre avec le rendement réel du projet.
La Première Brique publie mensuellement ses statistiques de remboursement sur son site, une pratique qu'on aimerait voir généralisée à l'ensemble du secteur. Les données sont présentées de manière lisible : nombre de projets remboursés, taux de remboursement dans les délais, projets en retard, projets en recouvrement.
L'analyse de ces statistiques montre une réalité nuancée :
Financer 100 projets par an pose une question légitime : peut-on maintenir la rigueur de sélection à ce rythme ? C'est le principal point de vigilance que nous identifions sur La Première Brique.
À titre de comparaison, Anaxago finance environ 30 à 40 projets par an. La différence n'est pas seulement dans les tickets minimaux mais dans la profondeur d'analyse possible par dossier. Avec 100 projets à traiter, soit presque deux par semaine, la due diligence interne est nécessairement différente.
Cela ne signifie pas que les projets de La Première Brique sont mauvais. Beaucoup sont solides. Mais l'investisseur doit comprendre que la plateforme joue sur le volume et la diversification, et qu'il doit lui-même appliquer sa propre analyse sur chaque projet plutôt que de déléguer entièrement à la plateforme.
La Première Brique est bien adaptée à plusieurs profils :
Elle est moins adaptée aux investisseurs qui cherchent des projets de taille importante avec des montages très élaborés, ils trouveront mieux chez Anaxago ou sur des plateformes spécialisées dans les opérations premium.
L'interface de La Première Brique est l'une des meilleures du marché. Navigation fluide, présentation claire des projets, documents accessibles, suivi de portefeuille bien conçu. La plateforme a manifestement investi dans l'expérience utilisateur, et ça se voit.
L'application mobile est fonctionnelle et complète. Les notifications de nouveaux projets permettent de réagir rapidement, ce qui peut être nécessaire sur les projets les plus attractifs, qui se remplissent parfois en quelques heures.
Les frais sont dans la norme du marché : pas de frais d'entrée pour l'investisseur, la plateforme se rémunère via des commissions facturées aux porteurs de projets. La rémunération affichée est donc celle perçue par l'investisseur, sans déduction cachée.
Le ticket minimum d'un euro est réel mais la plateforme encourage des investissements plus conséquents via ses mécanismes de cashback et les conditions d'éligibilité à certains projets. En pratique, beaucoup d'investisseurs investissent 200 à 1 000 euros par projet.
La Première Brique est une bonne plateforme, honnête, transparente et utile. Son ticket minimal bas, sa fréquence d'opérations et sa transparence sur le track record en font un outil de diversification précieux, particulièrement pour les investisseurs avec des capitaux moyens.
La limite principale est le volume : financer 100 projets par an implique une rigueur de sélection différente de celle d'une plateforme qui en finance 30. L'investisseur doit compenser en appliquant sa propre analyse et en ne se fiant pas uniquement à la présélection de la plateforme.
Pour commencer ou pour diversifier sur l'immobilier résidentiel à tickets fractionnés : La Première Brique mérite sa place dans votre allocation. Pour des projets premium ou des montages complexes : cherchez ailleurs.
Consultez la fiche La Première Brique sur CrowdPickr et les projets actuellement en souscription sur la plateforme.
Analyse indépendante. CrowdPickr ne perçoit aucune rémunération de La Première Brique. Mise à jour : mai 2026. Tout investissement comporte un risque de perte en capital.